Lignes haute tension : la SONABEL lance le déguerpissement, les occupants sommés de libérer les lieux.

La SONABEL a entamé depuis le début de la semaine du 6 avril, une opération de libération des emprises sous les lignes à haute tension, notamment du côté de Nagrin et dans la commune de Komsilga.

Sur place, le décor parle de lui-même. Des maisons, des kiosques, des commerces… parfois même une station-service, installés directement sous des câbles transportant une tension pouvant atteindre 90 000 volts. Des installations qui se sont multipliées au fil du temps, au point d’encercler complètement certains pylônes.

Malgré les risques, la vie s’y est organisée. Les activités continuent, comme si de rien n’était. Pourtant, le danger est bien réel.

Face à cette situation, la SONABEL a décidé de passer à l’étape suivante. Sur le terrain, les équipes procèdent au marquage des infrastructures concernées. Murs, boutiques, habitations : tout ce qui se trouve dans le couloir de sécurité est identifié, souvent à l’aide d’une croix rouge bien visible.

L’objectif est de dégager un espace de 60 mètres sous les lignes, soit 30 mètres de chaque côté. Et cette fois, il y a une échéance : les occupants ont jusqu’à la fin du mois de mai pour quitter les lieux.

Chez les riverains, l’annonce suscite inquiétude et incertitude. Certains ignorent encore s’ils seront directement touchés, d’autres s’inquiètent déjà des conditions de départ.

« On ne sait pas si on est concernés, mais si on doit partir, il faut qu’on nous aide à trouver où aller », glisse un habitant, visiblement préoccupé.

Du côté des responsables, il s’agit avant tout d’éviter le pire. Entre les risques liés au courant électrique effets induits, chutes de câbles et les contraintes techniques, la cohabitation n’est plus tenable. Car au-delà de la sécurité, il y a aussi des impératifs opérationnels. Libérer ces couloirs, c’est permettre l’entretien des installations et faciliter l’acheminement de l’électricité, notamment avec les nouvelles infrastructures en cours.

Les autorités rappellent que des sensibilisations avaient déjà été menées par le passé. Mais sur le terrain, les occupations ont continué, jusqu’à atteindre un niveau jugé aujourd’hui critique. L’opération s’étend à plusieurs zones de Ouagadougou, avec une forte concentration dans l’arrondissement 7 et ses environs. Les installations sous les lignes doivent disparaître. Et pour les occupants, le délai est désormais lancé selon les autorités.

Burkina Média

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