Les INTERDITS de Nos Maisons – Épisode 11 : Peut-on tourner le dos à un parent ? Nos Coutumes on la réponse.

Les interdits de nos maisons Les interdits de nos maisons

Beaucoup d’enfants ont vécu au cours de leur enfance, des traitements qui laissent à désirer. Même si parfois, il y a des douleurs qu’on ne raconte pas facilement, surtout quand elles concernent sa propre famille. Parce que parler de son père ou de sa mère avec tristesse donne toujours l’impression de trahir quelque chose de sacré.

Certains ont grandi en voyant leur mère ou leur père se battre seule pour nourrir la famille, pendant que l’autre parent était distant, absent ou préoccupé par d’autres responsabilités. D’autres ont ressenti très tôt qu’ils n’étaient pas traités comme les autres enfants de la maison, qu’ils recevaient moins d’attention, moins d’encouragement, moins de considération. On a souvent l’impression d’être considéré comme le dit les Mossé  »un orphelin vivant ».

Au même moment tes frères ou sœurs de l’autre côté bénéficient de tous : soins, nourritures, habits, attention et bien d’autres. Ces différences laissent des traces profondes qui ne disparaissent pas facilement ou même pas avec le temps.

Et maintenant, quand un enfant a beaucoup souffert, doit-il malgré tout rester proche d’un parent qui n’a pas joué pleinement son rôle ?

Les avis contemporains encouragent parfois la rupture lorsque la relation est jugée toxique, valorisent l’éloignement pour préserver sa santé mentale et légitiment la coupure comme une forme d’autodéfense.

Aujourd’hui, on parle également beaucoup de protection personnelle, de santé émotionnelle, de droit à se préserver quand une relation fait trop mal, et beaucoup de jeunes pensent qu’ils ne doivent rien à quelqu’un qui ne leur a rien donné, même si cette personne est leur propre parent.

La modernité encourage parfois à prendre ses distances, à couper les relations jugées toxiques, à choisir son équilibre avant tout, et cette manière de penser influence fortement les nouvelles générations, surtout en ville et dans les milieux exposés à d’autres cultures. Cependant, que disent nos traditions?

Nos coutumes recommandent autrement

Nos traditions disent clairement qu’un enfant ne doit jamais tourner le dos à son géniteur, qu’un enfant ne se venge jamais contre son parent, et que celui qui choisit la rupture totale doit se rappeler que ses propres enfants pourraient un jour agir de la même manière envers lui, car la vie finit toujours par nous renvoyer nos actes. S’occuper de ses parents ne signifie pas approuver leurs erreurs, mais reconnaître que malgré leurs faiblesses, ils ont été les instruments de notre venue au monde.

Ces même coutumes attirent l’attention des parents : lorsque vous mettez des enfants au monde, vous devez les traiter au même pied d’égalité, sans favoritisme ni différence injuste. Il ne faut pas préférer l’un au détriment de l’autre, car vous ne savez pas lequel vous soutiendra demain lorsque la vieillesse viendra et que les forces diminueront.

L’enfant que vous négligez aujourd’hui peut être celui qui prendra soin de vous demain, et l’enfant que vous favorisez aujourd’hui peut être celui qui s’éloignera lorsque vous aurez le plus besoin de soutien.

Burkina Média

Lire l’épisode précédent ⤵️

Les INTERDITS de nos Maisons – Épisode 10 : Confier son parent à un centre d’accueil, modernité assumé ou rupture avec nos valeurs ?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *