Réunis à Addis-Abeba, les chefs d’État africains ont adopté une résolution forte visant à faire reconnaître ces crimes à l’échelle internationale, marquant une nouvelle étape dans la quête de justice historique pour les peuples africains.
Le sommet des chefs d’État et de gouvernement de Union africaine, tenu du 14 au 15 février 2026 à Addis‑Abeba, a adopté une résolution majeure condamnant fermement l’esclavage, la déportation et la colonisation comme des crimes graves commis contre les peuples africains.
À travers cette décision, les États membres de l’organisation panafricaine affirment leur volonté commune d’obtenir la reconnaissance internationale de ces crimes, dans un esprit de justice, de mémoire et de réparation. Cette démarche marque une nouvelle offensive diplomatique de l’Afrique pour faire valoir sa vérité historique sur la scène mondiale.
La résolution s’inscrit dans la continuité des initiatives portées notamment par Algérie, qui avait organisé à Alger, les 30 novembre et 1er décembre 2025, une conférence internationale consacrée aux crimes du colonialisme. Cette rencontre avait permis de relancer le débat sur les responsabilités historiques et la nécessité d’une reconnaissance officielle des souffrances infligées aux peuples africains.
Le projet de résolution adopté lors du sommet avait été présenté avec le soutien de plusieurs États membres, dont le Togo, illustrant une volonté collective de porter cette revendication au plus haut niveau des institutions internationales.
Au-delà de sa portée symbolique, cette décision traduit une évolution majeure dans le positionnement politique de l’Afrique. Elle témoigne d’une détermination croissante des États africains à défendre leur souveraineté narrative et à obtenir la reconnaissance des injustices historiques qui ont profondément marqué le continent.
Cette résolution ouvre désormais la voie à une mobilisation diplomatique plus large, avec pour objectif d’inscrire officiellement cette reconnaissance dans les instances internationales, notamment au sein des Nations unies. Elle marque ainsi une étape décisive dans la lutte pour la vérité historique, la dignité et la justice des peuples africains.
Burkina Média
Lire aussi⤵️
Justice – Le Ghana s’apprête à faire qualifier la colonisation de crime contre l’humanité.

