Les règles du jeu changent dans le secteur foncier au Burkina Faso. À travers une opération spéciale, la Direction Générale des Impôts (DGI) met de l’ordre dans les coûts liés à l’obtention des documents de parcelles.
Concrètement, il s’agit des permis urbains d’habiter (PUH) et des attestations d’attribution de parcelles (AAP), destinés aux personnes ayant acquis des terrains ou des logements auprès de promoteurs immobiliers ou de coopératives d’habitat.
Ce qui change surtout, ce sont les prix. Désormais, ils sont clairement fixés et varient selon deux critères : la superficie du terrain et la zone concernée.
Dans les grandes zones urbaines comme le Kadiogo et Bobo-Dioulasso, les montants sont plus élevés. Pour un terrain bâti, il faut par exemple compter 375 000 FCFA pour une parcelle de 300 m² ou moins, et jusqu’à 600 000 FCFA lorsque la superficie augmente, avec un supplément à payer au-delà de 500 m².Du côté des terrains nus, les tarifs démarrent autour de 300 000 FCFA dans ces mêmes zones, puis évoluent progressivement en fonction de la taille de la parcelle.

En dehors de ces grandes villes, les coûts sont allégés. Dans certaines communes, ils sont réduits à deux tiers, voire à moitié, ce qui permet de tenir compte des réalités locales.
Autre point important : les arrêtés de cession provisoire (ACP) et les attestations pour les acquéreurs suivent également une grille bien définie. Pour une parcelle de moins de 500 m², il faut prévoir environ 400 000 FCFA pour un ACP et 450 000 FCFA pour une attestation. Au-delà, les montants augmentent avec des frais supplémentaires calculés au mètre carré.

Avec cette nouvelle organisation, les autorités veulent mettre fin aux disparités et aux pratiques floues qui entouraient jusque-là le foncier. L’objectif est de rendre les coûts plus lisibles et sécuriser davantage les transactions immobilières sur l’ensemble du territoire.
Burkina Média
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