Éditorial – Zom koom, la boisson qui fait vibrer les calebasses et les cœurs samo !

Au Burkina Faso, s’il existe une boisson qui mérite une médaille d’or pour sa capacité à rassembler tout un peuple autour d’un même goût, c’est bien le zomkoom. Frais, sucré, mousseux comme un rire d’enfant, ce breuvage à base de mil n’est pas seulement désaltérant : il est culturel, identitaire… et un peu taquin.

On dit souvent que le zomkoom est la boisson préférée des Samo. Et ce n’est pas une simple rumeur de marché : à chaque baptême, mariage ou fête de village, les calebasses débordent de cette boisson traditionnelle, comme si le mil lui-même avait signé un pacte avec la convivialité. Mais attention : le zomkoom n’est pas un simple jus ! C’est une potion sociale, un élixir qui ne connaît ni protocole ni costume-cravate. Ici, pas besoin de sommelier : un seau, une louche et hop, l’affaire est dans la calebasse !

Goûter au zomkoom, c’est boire un morceau de Burkina. C’est sentir la douceur du mil caresser la gorge, le sucre s’inviter à la fête et la fraîcheur rappeler que la tradition sait être moderne sans passer par le frigo dernier cri. C’est aussi un clin d’œil aux Samo : « Vous aimez votre zomkoom ? Rassurez-vous, nous aussi ! » Et si par malheur quelqu’un venait à en dénigrer le goût, il se verrait aussitôt entouré d’une armée de défenseurs, calebasses levées, prêts à plaider la cause de ce nectar national.

Dans un monde où les boissons industrielles imposent leurs bulles et leurs slogans , le zomkoom, lui, avance sans publicité. Son secret ? Une recette simple, une histoire profonde, et surtout un pouvoir magique : transformer un inconnu en invité, un invité en frère.

Alors, la prochaine fois que vous croiserez un stand de zomkoom, ne résistez pas. Servez-vous une calebasse bien fraîche, portez-la aux lèvres, et rappelez-vous : ce n’est pas qu’une boisson. C’est un sourire liquide, un patrimoine qui se boit… et qui se savoure jusqu’à la dernière goutte.

Stéphanie Judith BARRO

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