Communication numérique : les créateurs de contenus appelés à plus de responsabilité.

Le Ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme (MCCAT), en collaboration avec le Conseil supérieur de la communication (CSC) et la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), a organisé ce mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou une rencontre d’échanges avec des créateurs de contenus numériques.

Cette initiative vise à promouvoir une communication responsable dans l’espace numérique burkinabè, principalement marqué de nos jours par la prolifération des fausses informations, des discours de haine, des injures publiques et des contenus non vérifiés qui circulent sur les réseaux sociaux.

Selon le Ministre en charge de la communication, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, cette rencontre doit permettre de partager avec les influenceurs, blogueurs, activistes et autres créateurs de contenus des astuces et des codes de bonnes pratiques pour une communication plus responsable et constructive.

Il s’agit également, selon lui, de donner des orientations, afin de préserver les intérêts nationaux tout en favorisant la cohésion sociale et l’unité entre les filles et fils du Burkina Faso.

Pour sa part, le président du Conseil supérieur de la communication, Wendingoudi Louis Modeste Ouédraogo, a rappelé que le paysage médiatique burkinabè a profondément évolué avec l’émergence de nouveaux acteurs du numérique tels que les influenceurs, les web-activistes et les blogueurs.

Ces acteurs disposent aujourd’hui d’une audience parfois plus large que celle des médias traditionnels, ce qui leur confère une grande responsabilité dans la circulation de l’information. Toutefois, la rapidité de diffusion des contenus sur internet favorise aussi la propagation de fausses informations, de discours d’intolérance religieuse ou encore de stigmatisation.

Pour les autorités, cette situation s’explique en partie par une méconnaissance des textes qui encadrent la communication au public.

Cette rencontre traduit la volonté des autorités à rappeler le cadre juridique en vigueur, à sensibiliser les créateurs de contenus sur les dangers de la désinformation et à instaurer un dialogue direct entre les autorités et les acteurs du web.

Burkina Média

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