Burkina – Une économie stable et une inflation maîtrisée en 2026, selon la BCEAO.

Réunie le 19 mars 2026 à Ouagadougou, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a examiné la situation économique, monétaire et financière du Burkina Faso lors de la session du Conseil national du crédit.

À l’issue des travaux, le directeur national de la BCEAO, Armand Badiel, s’est voulu rassurant. « L’économie burkinabè a enregistré de bonnes performances en 2025, grâce au dynamisme de plusieurs secteurs clés », a-t-il indiqué.

Sur le front des prix, les signaux sont également jugés positifs. « L’inflation est restée contenue, avec des taux de +0,2 % en janvier et +0,8 % en février 2026 », a précisé le responsable, soulignant que la stabilité des prix reste au cœur de l’action de la banque centrale.

Dans cette dynamique, la politique monétaire poursuit un double objectif. « Il s’agit de maintenir la stabilité des prix tout en soutenant une croissance durable », a-t-il expliqué. Du côté du secteur bancaire, le constat est globalement satisfaisant. « Les établissements sont bien capitalisés et la liquidité s’améliore », a ajouté Armand Badiel.

Conscientes des fragilités persistantes dans certains secteurs, les banques ont néanmoins pris des mesures préventives. « Des provisions ont été renforcées pour faire face aux risques liés aux difficultés de remboursement », a-t-il fait savoir.

Sur le plan international, des incertitudes subsistent, notamment en lien avec les tensions au Moyen-Orient. Il est encore prématuré de mesurer pleinement leurs impacts selon le directeur national. Il a toutefois relevé une évolution notable : « La fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran a entraîné une hausse significative du prix du pétrole, avec un baril de Brent passé de 72,5 à 103,9 dollars en deux semaines. »

Malgré ce contexte, la BCEAO reste confiante pour la suite. « Les perspectives économiques du Burkina Faso demeurent stables », a affirmé Armand Badiel, précisant que l’inflation est attendue autour de 1,5 % en 2026, un niveau conforme aux objectifs de l’UEMOA.

Alors, pour les autorités monétaires, l’économie nationale dispose de marges de manœuvre suffisantes pour poursuivre sa croissance tout en préservant ses équilibres.

Burkina Média

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