Burkina – Plus de 65 milliards FCFA mobilisés pour soutenir les agriculteurs et renforcer la production en 2026.

Le Burkina Faso bénéficie d’un important soutien financier pour renforcer son secteur agricole et améliorer la sécurité alimentaire. Ce financement va génerer une grande valeur ajoutée dans certains domaines du pays, notamment dans l’agriculture et l’économie.

La Banque Africaine de Développement (BAD) a approuvé un financement de 116,8 millions de dollars, soit plus de 65 milliards de francs CFA, pour soutenir la deuxième phase du Projet d’urgence pour le renforcement de la production agricole (PURPA-BF). L’annonce a été rendue publique le 23 février dernier.

Ce financement vise à renforcer durablement la production agricole et à accompagner le pays dans son objectif d’atteindre l’autosuffisance céréalière d’ici 2030.

Un financement composé de prêts et de dons

Ce paquet financement repose sur plusieurs catégories. Il comprend notamment :

  • 37,6 milliards FCFA de prêt concessionnel du Fonds africain de développement ;
  • 6,74 milliards FCFA sous forme de don ;
  • 20,7 milliards FCFA de prêt de la Facilité d’appui aux pays en transition ;
  • environ 4 milliards FCFA de contribution de l’État burkinabè.

Ces ressources doivent permettre de soutenir un secteur agricole confronté à plusieurs défis, notamment les effets du changement climatique, l’insécurité dans certaines zones et les difficultés d’accès aux intrants agricoles.

Des intrants et des infrastructures pour les producteurs

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet, plusieurs actions concrètes sont prévues au profit des agriculteurs. Il est notamment prévu :

  • la distribution de 11 096 tonnes de semences améliorées ;
  • la mise à disposition de 120 415 tonnes d’engrais ;
  • la construction de quatre grands entrepôts de stockage d’une capacité de 15 000 tonnes chacun ;
  • la construction de cinq magasins de stockage de 500 tonnes ;
  • l’acquisition de 30 camions spécialisés pour la distribution des intrants et le transport des récoltes.

Ces investissements visent à améliorer la productivité agricole et à réduire les pertes après récolte, souvent élevées dans le pays.

Des objectifs de production ambitieux

Le projet ambitionne d’augmenter significativement la production agricole dans les prochaines années. Les objectifs prévoient notamment la production de :

  • 712 500 tonnes de riz,
  • 951 391 tonnes de maïs, ainsi qu’une augmentation importante des cultures de légumineuses riches en protéines.

Au total, environ 720 000 personnes devraient bénéficier directement de ce programme, dont au moins 50 % de femmes et de jeunes. Les retombées indirectes pourraient toucher près de 3,7 millions de personnes.

Un secteur clé pour l’économie nationale

Il faut noter également que du fait que l’agriculture soit l’un des piliers de l’économie burkinabè et une source essentielle de revenus pour une grande partie de la population, les autorités misent beaucoup sur ce secteur pour renforcer la sécurité alimentaire, créer des emplois et soutenir le développement rural.

Avec ce financement important, les partenaires techniques et financiers entendent accompagner les efforts du Burkina pour moderniser son agriculture et améliorer durablement les conditions de vie des producteurs.

Burkina Média

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