Les services des Eaux et Forêts ont intercepté ce samedi 14 mars 2026, des individus qui tentaient d’exporter illégalement un troupeau de cent (100) ânes vers un pays voisin. L’opération a permis de mettre fin à ce trafic alors que ces animaux étaient en partance hors du territoire national.
Selon les premières informations, les personnes interpellées convoyait les animaux en direction d’une frontière dans l’intention de les faire sortir du pays. Les ânes ont été saisis par les agents forestiers, tandis que les suspects devront répondre de leurs actes devant les autorités compétentes.

Cette tentative d’exportation intervient pourtant dans un contexte où le gouvernement burkinabè a récemment interdit l’exportation des ânes afin de préserver cette espèce devenue de plus en plus rare dans certaines localités du pays.
En effet, lors d’une décision adoptée en Conseil des Ministres la semaine dernière, les autorités ont décidé de suspendre l’exportation des ânes et de leurs produits dérivés, notamment les peaux. Cette mesure vise à lutter contre l’abattage massif et le trafic de ces animaux, souvent destinés à des marchés étrangers.

Pour de nombreuses communautés rurales, l’âne constitue un animal de travail indispensable. Il est utilisé dans les activités agricoles, le transport de marchandises, l’approvisionnement en eau et diverses tâches domestiques. Sa disparition progressive représente donc un risque pour les moyens de subsistance de plusieurs ménages.
Face à cette situation, les autorités ont renforcé les contrôles afin de démanteler les réseaux impliqués dans ce trafic et de faire respecter la réglementation en vigueur. Les services compétents appellent par ailleurs les populations à la vigilance et à la collaboration en signalant toute activité suspecte liée au commerce illégal des ânes.
Burkina Média

