Le Gouvernement du Burkina Faso renforce la régulation des exportations de produits agro-pastoraux et halieutiques. À travers un communiqué interministériel signé le 13 février 2026, les autorités annoncent que certains produits stratégiques sont désormais soumis à une Autorisation Spéciale d’Exportation (ASE) avant toute sortie du territoire national.
Cette mesure, portée conjointement par le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, ainsi que le ministère de l’Économie et des Finances, concerne notamment la tomate, l’oignon, la mangue fraîche, le miel brut, le soja et l’arachide, qu’elle soit avec coque ou décortiquée.

Une mesure pour mieux encadrer les exportations
Selon les autorités, cette décision s’inscrit dans le cadre de la régulation des exportations et vise à assurer un meilleur contrôle des flux de produits agro-pastoraux et halieutiques. Désormais, tout opérateur économique souhaitant exporter ces produits devra obligatoirement obtenir une autorisation préalable délivrée par les services compétents.
Le Gouvernement précise que tout contrevenant à cette nouvelle disposition s’expose à des sanctions conformément à la réglementation en vigueur. En cas d’infraction, les produits saisis seront vendus et les recettes générées reversées au Fonds de Soutien Patriotique (FSP), un mécanisme destiné à soutenir les priorités nationales.
Des appels à la vigilance et au respect strict des nouvelles dispositions
Les autorités invitent l’ensemble des opérateurs économiques à se conformer strictement à cette mesure, qui entre en vigueur à compter de sa date de signature. Cette décision marque une volonté claire de renforcer la gouvernance du secteur et de mieux protéger les intérêts économiques nationaux.
Par ailleurs, le Gouvernement encourage les citoyens et les acteurs du secteur à signaler tout cas suspect auprès des structures de contrôle à travers les numéros verts mis à disposition, notamment le 80 00 11 84, le 85 et le 86.À travers cette initiative, les autorités entendent mieux encadrer les exportations de produits stratégiques, préserver l’équilibre du marché national et renforcer la souveraineté économique du pays face aux défis actuels.
Burkina Média

