Le ministère de la Santé franchit une nouvelle étape dans l’organisation du travail au sein des établissements publics de santé. À travers une note datée du 23 mars 2026, le Secrétaire général, Joël Arthur Kiendrébéogo, annonce la mise en service d’une plateforme de digitalisation des programmes de travail et de garde, baptisée SYSPROG.
Objectif affiché : mieux structurer la planification du travail dans les hôpitaux et renforcer la transparence dans la gestion des gardes. Désormais, tous les programmes devront être élaborés et validés via cette plateforme. À partir du mois d’avril 2026, un changement majeur entre en vigueur : le paiement des indemnités de garde sera exclusivement basé sur les données validées dans SYSPROG. Une mesure qui vise à limiter les irrégularités et à assurer une meilleure traçabilité.

Le ministère précise toutefois que les gardes du mois de mars 2026, déjà validées selon l’ancien système, resteront payées conformément aux dispositions en vigueur. Dans sa note, le Secrétaire général rappelle également les règles encadrant l’organisation des gardes. Celles-ci doivent être structurées par postes et non par services, et la présence effective du personnel assigné est obligatoire.
Autre point important : le recours à l’astreinte doit rester exceptionnel. Le ministère insiste sur le fait que cette pratique ne doit pas devenir une norme et prévient qu’elle pourra faire l’objet de contrôles pour vérifier sa conformité.
À travers ces mesures, les autorités entendent améliorer la gestion des ressources humaines dans le secteur de la santé, tout en renforçant le contrôle et la transparence dans l’organisation du travail.
Burkina Média
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