Le Burkina Faso pourrait enregistrer une croissance économique moyenne de 6,1 % sur la période 2026-2027, selon les projections de la Banque africaine de développement (BAD). Une perspective qui traduit une dynamique de reprise, malgré un contexte encore marqué par plusieurs défis.
Une économie en phase de relance
D’après l’institution financière africaine, cette progression s’appuie sur plusieurs leviers clés. L’agriculture, pilier de l’économie nationale, devrait continuer de jouer un rôle moteur, portée par des conditions climatiques favorables et des efforts de soutien à la production.
Le secteur minier, notamment l’or, demeure également un facteur déterminant dans la création de richesse. À cela s’ajoutent les investissements publics engagés dans les infrastructures et les projets structurants, qui contribuent à stimuler l’activité économique.
Des fragilités persistantes
Malgré ces perspectives encourageantes, la BAD reste prudente. La croissance attendue demeure exposée à plusieurs risques, notamment la situation sécuritaire, qui continue de peser sur certaines zones du pays.
L’institution évoque également des pressions sur les finances publiques et une dépendance à des secteurs clés comme l’agriculture et les ressources minières, qui peuvent rendre l’économie vulnérable aux chocs externes.
Une trajectoire à consolider
Avec une croissance projetée à plus de 6 %, le Burkina Faso se positionne parmi les économies en reprise dans la région. Toutefois, la consolidation de cette dynamique passera par le renforcement de la stabilité, la diversification économique et la poursuite des réformes. En attendant, ces prévisions de la BAD offrent un signal positif, traduisant une certaine résilience de l’économie burkinabè face aux défis actuels.
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