Le gouvernement burkinabè franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de financement du développement. Réunie le 23 mars 2026 à la Primature, sous la présidence du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, la Commission de partenariat public-privé (PPP) a validé le programme de projets pour l’année 2026.
Au cœur des échanges : le bilan de l’année 2025 et les perspectives à venir. Sur les 27 projets jugés mûrs l’an dernier, 17 ont pu être négociés et 11 contrats effectivement signés. Des avancées qui concernent plusieurs secteurs clés, notamment l’énergie avec la SONABEL, le logement, la santé, l’éducation, les infrastructures routières et l’agriculture.
Pour le chef du gouvernement, le PPP s’impose aujourd’hui comme un levier incontournable. « Le Partenariat Public-Privé est un instrument stratégique pour combler le déficit en infrastructures et stimuler durablement la croissance économique », a-t-il affirmé.

Sur le terrain, certains projets ont déjà dépassé le stade des signatures. « Il y a des contrats déjà matérialisés, avec des projets en cours de mise en œuvre », a précisé le directeur exécutif du Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB), Hamidou Sawadogo.
Malgré ces avancées, des difficultés persistent. Retards dans la transmission des offres, insuffisances dans la gestion des projets ou encore absence de cellules PPP dans certains ministères ont freiné la mise en œuvre de certaines initiatives.

Pour 2026, les ambitions sont nettement revues à la hausse. Le programme validé compte 86 projets, dont 39 déjà jugés mûrs. Portés par la Présidence du Faso et dix ministères, ces projets représentent un investissement global de plus de 9 305 milliards de francs CFA, avec des échéances allant de 15 à 30 ans.Avant leur lancement effectif, ces projets devront encore être validés par l’Assemblée générale du Conseil présidentiel d’orientation et de suivi (CPOS).

Mais les autorités restent confiantes quant à leur impact. « Certains de ces projets devraient générer des ressources capables de contribuer au remboursement des investissements », a indiqué Hamidou Sawadogo. En parallèle, 47 autres projets sont actuellement en phase de maturation, preuve d’une volonté d’élargir progressivement le portefeuille national en matière de PPP.

Au terme de la session, le Premier ministre a appelé à un changement de rythme. « Le temps de la planification doit désormais laisser place au temps de l’action visible », a-t-il insisté, invitant les ministères à lever les blocages et à accélérer la mise en œuvre.
Autre priorité affichée : renforcer la place des investisseurs nationaux dans ces projets, afin de maximiser les retombées économiques au niveau local.
Burkina Média
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