Tenkodogo : la cour royale destitue Gounga Naaba Koloum Buudu pour des faits présumés d’escroquerie.

La cour royale de Tenkodogo a annoncé, le mercredi 14 octobre 2026, la destitution de Gounga Naaba Koloum Buudu, de son nom à l’état civil Oubda Abdoul Aziz, de ses fonctions de ministre du roi. Cette décision fait suite à des accusations présumées d’escroquerie, d’usurpation de titre et d’identité ainsi que d’abus de confiance, selon un communiqué de son service de communication.

Des faits présumés impliquant des proches de la cour

D’après le communiqué, Oubda Abdoul Aziz avait été investi et intronisé ministre du roi le 10 juin 2021. La cour royale lui reproche d’avoir commis, de manière répétée, des actes présumés d’escroquerie portant sur d’importantes sommes d’argent. Les victimes présumées seraient notamment des proches et des amis de la cour royale. Le communiqué ne précise toutefois ni le montant total des sommes en cause, ni le nombre de personnes concernées, ni les circonstances détaillées des faits reprochés.

À ce stade, les accusations rapportées par la cour doivent être distinguées d’une éventuelle décision judiciaire. Les informations disponibles ne permettent pas d’établir si l’intéressé a déjà été poursuivi ou condamné par une juridiction.

Un titre retiré au nom des valeurs coutumières

Pour justifier sa décision, la cour royale estime que les agissements reprochés à l’intéressé sont incompatibles avec les valeurs d’honneur, de dignité et de respect des traditions attendues d’un homme de coutumes.

Elle a donc décidé de le déchoir de son titre de ministre du roi, ainsi que de l’ensemble des attributs et privilèges qui y sont associés. Cette mesure relève, selon le communiqué, de l’autorité coutumière de la cour royale de Tenkodogo. Elle porte sur le statut traditionnel de l’intéressé et ne constitue pas, en elle-même, une condamnation pénale.

Des questions encore sans réponse

Plusieurs éléments restent à éclaircir, notamment les suites judiciaires éventuelles de cette affaire, la position de l’intéressé face aux accusations et les démarches entreprises par les victimes présumées.

En attendant d’éventuelles précisions, la destitution annoncée marque une rupture entre la cour royale et celui qui avait été intronisé ministre du roi en juin 2021. L’affaire met ainsi en lumière les conséquences qu’une autorité coutumière peut tirer de faits présumés qu’elle juge incompatibles avec les responsabilités et les valeurs attachées à un titre traditionnel.

Source : communiqué du service de communication de la cour royale de Tenkodogo.

Burkina MMédia

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