Le Gouvernement burkinabè prépare un budget 2027 de 4 200 milliards FCFA de recettes pour 4 800 milliards FCFA de dépenses. Réuni jeudi 8 octobre 2026 sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a également validé la création de la « Ligue de la souveraineté » en football et une nouvelle série d’investissements dans les infrastructures sanitaires.
Un budget 2027 orienté vers les secteurs prioritaires
Le Conseil des ministres a adopté l’avant-projet de loi de finances pour l’exercice 2027. Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances, le De Aboubakar Nacanabo, le texte prévoit 4 200 milliards FCFA de recettes contre 4 800 milliards FCFA de dépenses, soit un besoin de financement de 600 milliards FCFA. Cette programmation s’inscrit dans le cadre du Plan RELANCE et doit, selon le Gouvernement, soutenir les secteurs considérés comme stratégiques pour la transformation du pays. L’agriculture, l’industrialisation, l’équipement des Forces armées nationales ainsi que les secteurs sociaux de base figurent parmi les principaux axes annoncés.

Le texte doit désormais être transmis à l’Assemblée législative du Peuple pour examen. Le Gouvernement prévoit par ailleurs plusieurs mesures fiscales, notamment des allègements concernant la vente des œufs, les agences de voyages et certaines sociétés d’État, à travers une révision du Code général des impôts.Cette orientation budgétaire intervient après l’adoption, en avril 2026, du cadrage budgétaire 2027-2029, qui avait déjà placé la mobilisation des ressources et le financement des secteurs prioritaires au cœur de la trajectoire économique du pays.
Une nouvelle compétition pour élargir l’offre sportive
Le Conseil a également approuvé la création d’une nouvelle compétition de football baptisée « Ligue de la souveraineté ». Portée dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la Relève et la Promotion de l’Élite sportive, cette compétition vise à rapprocher la haute compétition des différentes régions sportives du Burkina Faso.

Pour le Gouvernement, l’enjeu dépasse donc la seule organisation d’un championnat supplémentaire. Il s’agit aussi de favoriser une meilleure répartition géographique de l’offre sportive et de permettre à davantage de territoires de bénéficier de compétitions de haut niveau. La Ligue de la souveraineté doit ainsi contribuer à élargir les possibilités de détection et de développement des talents sportifs sur l’ensemble du territoire.
Dans le domaine de la santé, 20 centres médicaux communaux et 20 maternités modernes annoncés
Le troisième dossier majeur concerne le secteur sanitaire. Le Conseil a validé la liste des projets du Bureau national des grands projets du Burkina (BNGP) dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la Santé.Le programme prévoit la réalisation et l’équipement de 20 Centres médicaux communaux, auxquels s’ajouteront 20 maternités modernes. À cela s’ajoutent quatre blocs opératoires destinés à l’hôpital militaire Halassane-Coulibaly ainsi que la création d’un Institut du cœur.
À travers ces investissements, les autorités entendent accroître l’offre de soins et rapprocher davantage les services de santé des populations.

Cette nouvelle programmation vient compléter les actions déjà engagées dans le cadre de l’Initiative présidentielle pour la Santé, qui prévoit notamment la transformation et la modernisation de structures sanitaires afin d’améliorer leur capacité d’accueil et la qualité des soins.
Trois leviers pour accompagner la transformation
Avec ces décisions, le Conseil des ministres du 8 octobre place ainsi les finances publiques, le sport et la santé parmi les leviers de l’action gouvernementale. Le projet de budget 2027 devra désormais franchir l’étape parlementaire, tandis que la mise en œuvre des projets sportifs et sanitaires dépendra des programmations et des ressources qui leur seront effectivement consacrées.
Le Gouvernement présente l’ensemble de ces mesures comme des instruments destinés à accompagner la mise en œuvre du Plan RELANCE, avec une priorité affichée à la production, à l’équipement, au développement du capital humain et à l’amélioration des services essentiels.
Source : Conseil des ministres du jeudi 8 octobre
Burkina Média
