FONAFIS 2026 : le Burkina Faso ouvre le débat sur un financement plus autonome de la santé.

Le Pays des Hommes Intègres veut reprendre la main sur le financement de son système de santé. La première édition du Forum national sur le financement de la santé (FONAFIS) s’est ouverte ce mercredi 25 mars 2026 à Ouagadougou, avec en ligne de mire un objectif clair : construire un modèle plus autonome et durable.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, représentant le Chef de l’État, Ibrahim Traoré. Un signal fort, qui traduit l’importance accordée à la question, dans un contexte où les systèmes de santé africains restent largement dépendants de financements extérieurs.

Pendant trois jours, les participants vont tenter de repenser en profondeur la manière dont la santé est financée au Burkina Faso. L’idée est d’explorer des solutions concrètes pour mobiliser davantage de ressources internes et réduire la dépendance vis-à-vis de l’extérieur.

Pour le chef du gouvernement, le défi est à la fois économique et politique.

« Nous devons bâtir un système de santé digne de nos peuples, fondé sur nos ressources, tout en restant ouverts à des partenariats enrichissants », a-t-il insisté.

Aujourd’hui, les efforts de l’État sont réels. Environ 12 % du budget national sont consacrés à la santé. Mais cela ne suffit pas encore. Une grande partie des dépenses, près de 44 % est toujours supportée directement par les ménages. Un déséquilibre qui pose la question de l’accès équitable aux soins.

C’est justement pour y répondre que le FONAFIS se veut un cadre de réflexion et de dialogue. L’ambition est de poser les bases d’un système de financement plus juste, plus efficace et capable de tenir sur la durée.

Le thème retenu : « Bâtir un système de financement de la santé efficient et équitable pour une souveraineté sanitaire » donne le ton.

Les échanges vont porter sur plusieurs axes : la vision d’un financement souverain, les stratégies pour mobiliser davantage de ressources nationales, mais aussi un diagnostic du système actuel pour en identifier les limites.

Plus de 400 participants prennent part aux travaux, dont une quinzaine de ministres de la Santé venus d’Afrique de l’Ouest et du Centre. Les discussions se poursuivront jusqu’au 27 mars 2026, avec l’espoir de déboucher sur des pistes concrètes pour renforcer le système de santé burkinabè.

Burkina Média

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