Les INTERDITS de nos Maisons – Épisode 9 : Refuser de céder sa place à un aîné : quand une valeur fondamentale disparaît peu à peu.

Aujourd’hui, dans beaucoup de familles, il y a ces enfants qui ignorent les règles coutumières, parfois sans même y penser. Peu importe l’âge ou le statut de celui qui arrive, la place n’est pas cédée. Certains se disent : « Peu importe, je suis chez moi ! » Manque d’éducation ? Rébellion ?

Les sages consultés par Burkina Média voient cela comme un phénomène inquiétant qui grandit avec le temps, surtout dans nos villes et au sein des familles aisées .

Autrefois, l’homme âgé était respecté avant même qu’il n’atteigne la pièce. Si l’on voyait un aîné arriver de loin, on se levait immédiatement pour lui céder la place, parfois avant même qu’il ne soit proche. Céder sa place n’était pas une humiliation, ni une soumission, mais un signe d’éducation et d’humilité. Cela montrait que l’on comprenait la valeur de la personne, son expérience et la sagesse qu’elle porte.

Même si l’on est du même âge, ou légèrement plus âgé, on cède la place par respect et par habitude, car cette éducation était déjà bien enseignée. Elle faisait partie de l’âme de la société burkinabè, un lien entre les générations et un fondement des relations humaines.

Les sages consultés par Burkina Média rappellent avec insistance :

« Si une personne te dépasse en âge, il faut lui céder la place. Cela montre que tu es très bien éduqué ! ». Ils ajoutent : « Fixer le regard aussi sur une personne plus âgée est interdit »

Ils expliquent également qu’«ignorer ces règles, héritées de nos ancêtres, peut entraîner de graves conséquences, allant de malheurs dans la vie quotidienne à de véritables malédictions, parfois même jusqu’à réduire l’espérance de vie ». Ces règles ne sont pas là pour effrayer, mais pour protéger et enseigner l’humilité et le respect.

Malheureusement, avec la modernisation, ces valeurs disparaissent progressivement. Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que ceux mêmes qui devraient éduquer les enfants – parents et grands-parents – oublient souvent ces principes. Certains estiment que le respect dépend du statut social ou du pouvoir d’achat, oubliant que le respect des anciens est une valeur universelle, qui dépasse les richesses et le rang social.

Alors, quelle société voulons-nous laisser derrière nous ? Une société où les enfants ignorent la sagesse et l’expérience des aînés ? Ou une société où le respect, la reconnaissance et l’humilité continuent de guider nos gestes et nos paroles ?

Il est temps de repenser ces valeurs, de les transmettre aux nouvelles générations, afin de construire un avenir meilleur pour notre pays, mais aussi pour chaque foyer. Et cela commence dans votre maison. Car le respect est le socle de toute harmonie familiale et sociale, et chaque petit geste compte.

Burkina Média

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