Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a officiellement annoncé la suspension des formations entièrement dispensées en ligne dans les établissements privés d’enseignement supérieur (IPES).
Dans un communiqué daté du 5 février 2026, le ministère informe les apprenants, les promoteurs d’IPES et l’ensemble des acteurs du secteur que, jusqu’à la mise en place d’un dispositif spécifique, aucune autorisation ne sera désormais délivrée pour créer ou ouvrir des formations totalement en ligne.
Selon les autorités, cette décision s’inscrit dans l’application de l’arrêté portant cahier des charges des IPES, notamment en ce qui concerne les conditions d’offre de la formation ouverte et à distance (FOAD).
Des délais accordés aux établissements déjà autorisés
Les établissements privés qui disposaient déjà, avant l’entrée en vigueur de l’arrêté de novembre 2025, d’une autorisation pour proposer des formations entièrement en ligne, sont invités à adapter leurs offres.Ils ont jusqu’au 1er octobre 2026 pour déposer des dossiers afin de transformer ces formations en enseignement présentiel ou hybride (présentiel et en ligne).
Des sanctions prévues en cas de non-respect
Le ministère est formel : toute structure qui continuerait à proposer des formations entièrement en ligne sans autorisation valide s’expose à des sanctions financières et administratives. Celles-ci peuvent aller jusqu’au retrait d’agrément, à la fermeture de l’établissement, voire à des poursuites judiciaires.
Un appel à la responsabilité
Le ministère appelle les responsables des établissements privés et les apprenants au sens de la responsabilité et au civisme, afin d’assurer le respect strict des nouvelles dispositions en vigueur.
À travers cette mesure, les autorités entendent mieux encadrer l’enseignement supérieur privé, garantir la qualité des formations et protéger les étudiants contre des offres non conformes aux normes nationales.
Burkina Média

