À Ouagadougou, sur le site de la Zone d’Activités Diverses (ZAD), les dernières finitions sont en cours. Les premières boutiques Fasoyaar ouvriront officiellement leurs portes le 7 février prochain, pour marquer une nouvelle étape dans la lutte contre la vie chère au Burkina Faso.
Le 2 février, le ministre du Commerce, Serges G. Poda, s’est rendu sur place pour constater l’état d’avancement des travaux, exécutés à 95 %. Mais au-delà de la visite technique, le signal est fort : l’État entend désormais intervenir directement dans la distribution des produits de première nécessité.

Fasoyaar se positionne comme un outil de régulation pour faire face aux pratiques spéculatives qui fragilisent le pouvoir d’achat des ménages. À l’approche du mois de jeûne musulman, la disponibilité du sucre et de l’huile, déjà stockés sur le site, vise à prévenir toute flambée des prix.
Le site pilote de la ZAD regroupera dix boutiques, couvrant une superficie totale de 100 m². Une phase d’expérience avant le déploiement progressif à Bobo-Dioulasso, Koudougou, puis dans d’autres régions du Burkina, avec un objectif affiché de 30 boutiques à l’échelle nationale.

À travers Fasoyaar, les autorités burkinabè affirment une orientation bien précise : reprendre le contrôle des circuits stratégiques, réduire la dépendance aux intermédiaires et bâtir une souveraineté économique fondée sur l’accès équitable aux biens essentiels. Une démarche qui place l’intérêt des populations au-dessus des logiques de marché spéculatif.
Burkina Média

